Hébert

LA FAMILLE HÉBERT

Les HÉBERT font partie des familles les plus importantes du Québec. On retrouve fréquemment ce patronyme dans la toponymie québécoise, et nombreuses sont les rues et les avenues appelées ainsi un peu partout dans la province.

 

Pendant très longtemps, on a cru que les HÉBERT du Québec étaient les descendants du célèbre apothicaire LOUIS HÉBERT, premier cultivateur du Québec baptisé l’Abraham de la colonie. Mais, en vérité, il n’existe aucun Hébert qui soit issu de la lignée patriarcale de Louis Hébert. Quoiqu’il eût trois enfants, Anne, Guillemette et Guillaume, aucun ne laissa un fils pour continuer la lignée telle qu’elle est définie historiquement et généalogiquement. Anne mourut jeune en accouchant de son premier-né, qui lui aussi mourut. Guillaume perdit ses deux fils en bas âge et bien que Guillemette et son époux, Guillaume Couillard, eussent plusieurs enfants, la lignée, qui a fini par prendre comme patronyme Hébert dit Couillard puis, un peu plus tard, le patronyme d’Hébert, n’est liée à Louis Hébert que par la lignée matriarcale.

 

Alors, quelle est l’origine de 97 % des Hébert du Québec? L’Acadie! Ce sont deux frères, ANTOINE HÉBERT et ÉTIENNE HÉBERT, qui sont les ancêtres de pratiquement tous les Hébert du Québec, des Maritimes et de la Louisiane. Ils vinrent s’établir définitivement à Port-Royal dès le milieu du 17e siècle.

 


 

ANCÊTRES ACADIENS DES HÉBERT

1.  ANTOINE HÉBERT, né vers 1621selon le recensement de 1671 de Port-Royal.

Vers 1648, il épouse GENEVIÈVE LEFRANC.

 

Le couple aura trois enfants, mais l’aîné meurt jeune. La lignée d’Antoine va donc descendre de son seul fils, Jean.
 

  • 3.  JEAN, né vers 1649. Il n’existe aucune autre trace de lui. Il est donc mort à la naissance ou en très bas âge.

 

  • 4.  JEAN, né vers 1653 à Port-Royal. Il ira plus tard s’installer dans la région des Mines. Vers 1676, il épouse MARIE-ANNE DOUCET, fille de Pierre Doucet et de Henriette Pelletret. Il meurt en 1707.

 

  • 5.  CATHERINE, née vers 1656 à Port-Royal. Elle va s’établir dans la même région que son frère. Vers 1673, elle épouse JACQUES LEBLANC, fils de Daniel LeBlanc et de Françoise Gaudet. Elle meurt à Saint-Charles-des-Mines.

2.  ÉTIENNE HÉBERT

On ne connaît pas sa date de naissance exacte. Toutefois, on peut affirmer qu’il meurt entre 1669 et 1671. Vers 1650, il épouse MARIE GAUDET, fille de Jean Gaudet, puis vers 1676, il épouse DOMINIQUE GAREAU.


La descendance d’Étienne Hébert est issue de son premier mariage avec Marie Gaudet. Le couple eut une grande famille, soit en tout dix enfants.

 

  • 6.  MARIE, née vers 1651. Elle épouse MICHEL FOREST, fils de Crispin Forest et de Marguerite Bornstra, vers 1666. Elle meurt entre 1677 et 1678.

 

  • 7.  MARGUERITE, née vers 1652. Elle épouse JACQUES (JEAN-JACQUES) LEPRINCE vers 1671. Elle meurt en 1715.

 

  • 8.  EMMANUEL, né vers 1653. Il épouse ANDRÉE BRUN, fille de Vincent Brun et de Renée Breau, en 1680.

 

  • 9.  ÉTIENNE, né vers 1654. En 1679, il épouse JEANNE COMEAU, fille de Pierre Comeau et de Rose Bayon. Il meurt en novembre 1713.

 

  • 10. JEAN, né vers 1659. En 1692, il épouse JEANNE DOIRON, fille de Jean Doiron et de Marie-Anne Canol.

 

  • 11. FRANÇOISE, née vers 1661. Elle épouse JEAN COMEAU (l’aîné), fils de Pierre Comeau et de Rose Bayon vers 1675.

 

  • 12. CATHERINE, née vers 1662. En 1678, elle épouse PHILIPPE PINET. Elle meurt en août 1727

 

  • 13. MARTINE, née vers 1665. En 1682, elle épouse NICOLAS BARRIEAU.

 

  • 14. MICHEL, né vers 1666. Il épouse ISABELLE PELLERIN, fille de François Pellerin et d’Andrée Martin en 1691. Il meurt en 1736.

 

  • 15. ANTOINE, né vers 1670. Il se marie deux fois. Vers 1691, il épouse JEANNE CORPORON, fille de Jean Corporon et de Françoise Savoie. Puis, en février 1737, il épouse ANNE ORILLON, fille de Charles Orillon et de Marie-Anne Bastarache. Il meurt le 31 juillet 1753.

Jean-Baptiste Hébert

La capacité de surmonter la fatalité!

Pour des milliers d’Acadiens déportés, il faudra attendre plusieurs générations pour que leurs enfants, leurs petits-enfants, voire leurs arrière-petits-enfants accèdent à l’éducation, à une certaine prospérité économique ou encore à la notoriété. Toutefois, on remarque que pour certains de ceux qui ont préféré s’établir au Québec, plutôt qu’en Louisiane, ou encore retourner dans les provinces de l’Atlantique, la situation a été différente.

 

En effet, l’historien Maurice Basque note chez les déportés et les réfugiés acadiens ayant décidé de vivre au Québec une forme de réussite qu’on ne trouve pas ailleurs. Quant aux enfants et aux petits-enfants de ces déportés, ils sont nombreux à connaître un succès remarquable.

 

Tel est le cas de Jean-Baptiste Hébert, fils du déporté Étienne Hébert et de son épouse, Josephte Babin, qui s’établit dans les environs de Bécancour, à la fin de l’année 1760.

 

Né à Bécancour, le 19 septembre 1779, Jean-Baptiste Hébert est cultivateur, comme son père, et devient marchand à Saint-Grégoire. Talentueux et ambitieux, il va ensuite devenir maître charpentier et entrepreneur en construction. Il conçoit le Séminaire de Nicolet et le construit, ainsi que de nombreuses églises, dont celles de Lotbinière et de Kamouraska. Ces dernières, tout comme sa résidence, existent encore aujourd’hui et font partie du patrimoine architectural québécois.

 

Parallèlement, Jean-Baptiste Hébert poursuit une carrière militaire et accède au grade de major. Il est également marguillier et juge de paix.

 

Comme si tout cela ne suffisait pas, Hébert va aussi s'impliquer sur le plan politique. En 1808, il est élu député de Buckingham, à l'Assemblée législative de la province de Québec. Il sera réélu en 1809, puis en 1810.

 

Il quitte ensuite la politique, mais y revient, en 1835, en tant que député de Nicolet. Appuyant le Parti canadien, il est donc très impliqué dans la rébellion et sera emprisonné le 4 février 1838, durant trois semaines.

 

Parmi ses nombreux descendants, on compte certaines personnalités québécoises très connues, notamment l’écrivaine Anne Hébert et le sénateur Jacques Hébert, à qui l’on doit, entre autres, le programme Katimavik.

 

Fier de ses origines, Jean-Baptiste Hébert fait partie de ces enfants de déportés qui, marqués par le triste sort de leurs parents, n’hésitèrent pas à agir au nom d’une véritable démocratie! 


 

Louis-Philippe Hébert

L’Évangéline de Louis-Philippe Hébert

De toutes les représentations existantes d’Évangéline, célèbre héroïne du poète Longfellow, la plus connue est certainement la statue du sculpteur Louis-Philippe Hébert, qui se trouve au cœur même du parc historique de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse.

 

En effet, depuis 1920, des milliers de touristes, et surtout des milliers d’Acadiens venus des quatre coins du monde se sont arrêtés au pied de cette statue mémorable pour admirer le regard, la posture et surtout l’expression de l’Évangéline, aujourd’hui connue internationalement.

 

Louis-Philippe Hébert, figure marquante et incontournable du monde des arts et de la sculpture du Canada français, est né le 27 janvier 1850, à Sainte-Sophie-d’Halifax (Sainte-Sophie-de-Mégantic, Québec).

 

Louis-Philippe est le fils de Théophile Hébert, cultivateur, et de Julie Bourgeois. Il est de la lignée de Théophile à Pierre à Honoré à Jean-Baptiste à Étienne à Étienne Hébert.

 

Il doit son apprentissage artistique à nul autre que Napoléon Bourassa, qui l'invitera comme apprenti dans son atelier. Il continuera sa formation artistique en suivant des cours de dessin puis en travaillant avec Bourassa dans ses projets. Il érigea plusieurs monuments commémoratifs caractéristiques de sa carrière, notamment les statues de Frontenac, de Michel de Salaberry, de Montcalm, de Wolfe, de Paul Chomedey de Maisonneuve, de John A. Macdonald et de Madeleine de Verchères.

 

C’est en lisant un article dans Le Devoir que Louis-Philippe Hébert apprend que Jean-Frédéric Herbin de Wolfville a lancé une campagne de souscription en vue d’acheter des terrains à Grand-Pré, où il espérait ériger une statue d’Évangéline. Ému par l’idée de pouvoir rendre hommage à ses ancêtres, il modèle en 1915 une petite statue en terre cuite qu’il nommera L’Acadie. Son fils, Henri Hébert, poursuivra son œuvre et terminera la statue définitive.

 

Le hasard fait bien les choses, car cette œuvre qui symbolise le grand déchirement du peuple acadien, est le fruit du travail de deux fils de la diaspora acadienne.


 

Patronymes

Notez que cette liste n'inclut pas tous les patronymes des grandes familles acadiennes, mais plutôt les plus fréquents. Pour plus de détails sur ces familles, visitez nos Liens.

A

  • Allain
  • Amirault dit Tourangeaur  (Mireault)
  • Arseneau
  • Aucoin

 

B

  • Babin
  • Babineau dit Deslauriers
  • Barillot
  • Basque
  • Bastarache dit (Le) Basque
  • Belliveau dit Bideau
  • Belliveau dit Blondin
  • Bergeron d'Amboise
  • Bergeron dit Nantes
  • Bernard
  • Bernard
  • Blanchard
  • Boucher
  • Boucher dit Desroches
  • Boudrot
  • Bourg
  • Bourgeois
  • Breau
  • Broussard
  • Brun
  • Bugeaud

 

C

  • Caissy dit Roger
  • Comeau
  • Cormier dit Rossignol
  • Cormier dit Thierry
  • Cyr

 

D

  • Daigre (Daigle)
  • Deveau dit Dauphiné
  • Doucet dit Laverdure
  • Doucet dit Mayard
  • Doucet dit Lirlandois
  • Dugas
  • Duplessis
  • Dupuis

 

F

  • Fontaine dit Beaulieu
  • Forest
  • Fougère

 

G

  • Gallant
  • Garceau dit Boutin
  • Garceau dit Richard
  • Garceau dit Tranchemontagne
  • Gareau
  • Gaudet
  • Gauterot
  • Gauthier dit Bellaire
  • Girouard
  • Godin dit Beauséjour
  • Godin dit Bellefeuille
  • Godin dit Bellefontaine
  • Godin dit Boisjoli
  • Godin dit Catalogne
  • Godin dit Châtillon
  • Godin dit Lincour
  • Godin dit Préville
  • Godin dit Valcour

 

H

  • Haché dit Gallant
  • Hébert dit Manuel
  • Henry dit Robert
  • Héon

 

J

  • Jeanson

 

L

  • Landry
  • Lanoue
  • Lapierre
  • La Pierre dit La Roche
  • Le Blanc
  • Le Blanc dit Jasmin
  • Léger dit La Rozette
  • Lejeune
  • Le Jeune dit Briard
  • Le Prince

 

M

  • Martin
  • Martin dit Barnabé
  • Mazerolle dit Saint-Louis
  • Melanson dit Laverdure
  • Melanson dit La Ramée
  • Migneau dit Aubin
  • Mius d'Azit
  • Mius d'Entremont de Plemarais
  • Mius d’Entremont de Pobomcoup
  • Morin dit Boucher

 

O

  • Orillon dit Champagne

 

P

  • Pellerin
  • Petitot dit Saint-Seine
  • Petitpas
  • Pitre dit Marc
  • Poirier
  • Préjean dit Le Breton

 

R

  • Raymond
  • Richard
  • Robichaud dit Cadet
  • Robichaud dit Niganne
  • Robichaud dit Prudent
  • Roy

 

S

  • Samson
  • Surette

 

T

  • Terriot
  • Thébeau
  • Thibault
  • Thibodeau
  • Trahan

 

V

  • Vigneau dit Maurice
  • Vincent dit Clément