Pellerin

LA FAMILLE PELLERIN

En Acadie, il y a deux ancêtres Pellerin, soit FRANÇOIS PELLERIN et ÉTIENNE PELLERIN. Il n’existe aucun document indiquant que ces deux hommes étaient des frères, ni aucune dispense qui puisse le suggérer.

 

En fait, selon le recensement de 1671, Étienne Pellerin n’était pas encore arrivé dans la colonie. Quant à François Pellerin, laboureur à Port-Royal, tout indique qu’il était dans la colonie dès 1665, car au moment de ce même recensement, il a déjà trois enfants et l’aîné a cinq ans.

 

Pour ce qui est de l’établissement d’Étienne en Acadie, les anciens registres indiquent que son premier enfant y est né vers 1676. Nous pouvons donc conclure qu’il est arrivé entre 1671 et 1676.

 

Les Pellerin du Québec se sont largement établis des deux côtés du Lac St-Paul. Les descendants d’Étienne se trouvent, pour la plupart, sur la rive nord et ont essaimé dans toute la Mauricie. Quant à ceux de François, ils se sont installés du côté de Bécancour, Nicolet et Saint-Grégoire.

 


 

ANCÊTRES ACADIENS DES PELLERIN

1.    FRANÇOIS PELLERIN, né vers 1636.

Vers 1665, il épouse ANDRÉE MARTIN, fille de Pierre Martin et de Catherine Vigneau. François Pellerin est laboureur. Il meurt vers 1678.

 

Le couple aura sept enfants, dont un seul fils, premier ancêtre de cette branche de Pellerin.

 

  • 3.    HUGUETTE, née vers 1666.

 

  • 4.    MARIE, née vers 1669. Vers 1689, elle épouse ALEXANDRE TRAHAN, fils de Guillaume Trahan et de Madeleine Brun. Elle meurt en 1756.

 

  • 5.    ANNE, née en novembre 1671. En 1690, elle épouse GERMAIN THÉRIOT, fils de Germain Thériot et d’Andrée Brun.

 

  • 6.    ISABELLE, née vers 1674. Vers 1691, elle épouse MICHEL HÉBERT, fils d’Étienne Hébert et de Marie Gaudet.

 

  • 7.    CATHERINE (dit Caudebec), née vers 1675. En 1697, elle épouse PIERRE GODIN, fils de Laurent Godin et d’Anne Guérin. Elle meurt à Saint-François-du-Sud en mai 1758.

 

  • 8.    JEANNE, née vers 1676. En 1703, elle épouse GUILLAUME CAISSIE, fils de Roger Caissie et de Marie-Françoise Poirier. Vers 1711, elle se remarie avec JACQUES MOYEN, à Saint-Pierre-du-Sud, au Québec.

 

  • 9.    PIERRE, né vers 1678. Il épouse MARIE-ANNE BÉLANGER, fille de Jacques Bélanger et d’Élisabeth Thibault, à Saint-Pierre-du-Sud en 1722. Il meurt en 1731.

2.    ÉTIENNE PELLERIN, né vers 1647.

Il meurt à Port-Royal, en novembre 1722.

Vers 1675, il épouse JEANNE SAVOIE, fille de François Savoie et de Catherine Lejeune.

 

Le couple aura dix enfants, soit cinq filles et cinq garçons. La grande majorité des Pellerin qui habitent la Mauricie descendent du fils aîné, Pierre Pellerin

 

  • 10.   MADELEINE, née vers 1676. En 1693, elle épouse un dénommé CHARLES CALVÉ dit LAFORGE. Puis, en 1707, elle se remarie avec PIERRE GAUDET dit WIL DENIS, fils de Pierre le jeune Gaudet et de Marie Blanchard.

 

  • 11.   MARIE, née vers 1678. En 1695, elle épouse JACQUES DOUCET dit MAILLARD, fils de Germain Doucet et de Marie Landry.

 

  • 12.   PIERRE, né vers 1682.

 

  • 13.   ANNE, née vers 1684. Elle épouse ABRAHAM BRUN, fils de Sébastien Brun et de Huguette Bourg, vers 1701. En 1722, elle se remarie, cette fois avec LAURENT DOUCET, fils de Laurent Doucet et de Jeanne Babin.

 

  • 14.   JEAN-BAPTISTE, né vers 1685. Il épouse MARIE MARTIN, le 11 février 1710. Marie Martin est la fille de Pierre Martin et de l’Amérindienne Anne Ouestnorouest dit Petitous.

 

  • 15.   JEANNE, née vers 1688. Le 4 février 1709, elle épouse PIERRE SURETTE, fils de Noël Surette et de Françoise Colarde. Elle meurt à Québec en 1758.

 

  • 16.   CHARLES dit TOC, né vers 1690. Le 30 janvier 1725, il épouse MADELEINE ROBICHAUD, fille de Prudent Robichaud et de Henriette Petitpas. Il meurt vers 1760.

 

  • 17.   BERNARD, né vers 1691. Le 27 novembre 1713, il épouse MARGUERITE GAUDET, fille de Pierre le jeune Gaudet et de Marie Blanchard.

 

  • 18.   ALEXANDRE, né vers 1694. Le 13 janvier 1716, il épouse JEANNE GAUDET, fille de Pierre le jeune Gaudet et de Marie Blanchard

 

  • 19.   MARGUERITE, née vers 1699. Elle épouse BERNARD dit BLÈCHE GAUDET, fils de Pierre le jeune Gaudet et de Marie Blanchard, quatre jours après le mariage de son frère, soit le 17 janvier 1716. Elle meurt subitement en 1724.

Fred Pellerin

Raconteur extraordinaire de la lignée à Pierre à Jean-Baptiste à Étienne Pellerin

Seul sur les planches, Fred Pellerin nous tient en haleine avec les aventures de ses personnages attachants, ses mots réinventés, sa douce fantaisie et son franc-parler. Sur la scène publique, il n’hésite pas à prendre position. Ses convictions sur le Québec, ses positions, tant sur l’environnement que sur la survie des régions, la langue ou la culture francophone, il les partage avec la même passion que lorsqu’il prend la parole dans la sphère publique. En quelques années seulement, il est devenu une des plus grandes vedettes de la scène québécoise. Ses spectacles sont présentés à guichet fermé, ses disques deviennent platine en quelques semaines, on s’arrache ses livres, la France l’adore…

 

Si Gilles Vigneault, un autre Québécois de souche acadienne, fut une des figures emblématiques les plus importantes du Québec des années 1970, Fred Pellerin, le fils d’André à Ferdinand à Napoléon à Frédéric à Joseph à Joseph à Pierre à Jean-Baptiste à Étienne Pellerin de Port-Royal, est certainement celle de ce début du 21e siècle au Québec.

                                                                                         

Fred Pellerin n’a pas toujours su qu’il avait du sang acadien dans les veines. Il aura fallu bien des années pour que les membres de sa branche de Pellerin, établie à Saint-Élie-de-Caxton depuis quelques générations, prennent conscience de leurs liens avec l’Acadie. En fait, ce n’est que durant des vacances familiales au Nouveau-Brunswick qu’ils découvriront leurs liens de parenté avec l’Acadien Pierre Pellerin.

 

En 1755, ce Pierre Pellerin, sa femme et ses enfants furent déportés à Pembroke, au Massachusetts, à une vingtaine de kilomètres de Boston. Ce village, qui devait accueillir cette famille de « Français » et de « catholiques », leur attribua un lopin de terre, situé à son extrémité. Aujourd’hui, la Société historique de Pembroke possède un terrain qu’on appelle « Peter’s well », où se trouve un puits de pierre, vestige de la maison de Pierre Pellerin, témoignant du passage des déportés dans les colonies américaines.

 

Lorsque le clan Pellerin quitte le Massachusetts, il se dirige vers la ville de Québec. Puis, comme de nombreux autres, ils s’établiront en région. Pierre choisira celle de Yamachiche, non loin du lac Saint-Paul en Mauricie, qui deviendra la terre d’accueil de la très grande majorité des Pellerin du Québec.


 

Pierre Pellerin

Le lac Saint-Paul et les deux Pierre Pellerin du Québec

Selon le généalogiste Stephen White, on peut dire avec certitude que la grande majorité des Pellerin de souche acadienne, vivant au Québec, est issue de deux hommes portant le prénom de Pierre.

 

L’un est l’ancêtre du conteur Fred Pellerin, soit Pierre à Jean-Baptiste à Étienne Pellerin. Ce Pierre habitait Port-Royal en 1755, lorsque lui et sa famille furent déportés au Massachusetts, dans un petit village appelé Pembroke. Entre 1766 et 1767, comme tant d’autres Acadiens exilés dans les colonies américaines, Pierre Pellerin accepta l’invitation du gouverneur Murray de Québec à signer le serment d’allégeance aux Britanniques. De retour au Canada français, il s’installa avec son épouse et ses enfants sur la rive nord du lac Saint-Paul, dans le village maintenant connu sous le nom de Yamachiche. Pierre Pellerin eut plusieurs fils qui perpétuèrent le patronyme familial : Pierre, Anselme, Grégoire, Jean-Baptiste et Joseph. La plupart des descendants de ces cinq garçons vint s’établir à proximité de la nouvelle terre paternelle. Les générations subséquentes se sont dispersées en Mauricie et certains de leurs membres fondèrent plusieurs villages de ce comté, dont Saint-Élie-de-Caxton.

 

L’autre Pierre Pellerin est le fils de François Pellerin de Beaubassin, en Acadie. Ce Pierre perdit son père, en 1678, dans des circonstances mystérieuses, évoquées dans les annales acadiennes. En effet, selon Andrée Martin, l’épouse de François Pellerin, un dénommé Jean Campagna aurait usé de sorcellerie pour jeter un mauvais sort au pauvre François. Les transcriptions du procès de Campagna, tenu en 1684, témoignent que « [François Pellerin] fut attaqué d’une grosse fièvre chaude. Et que deux jours après, réduit à l’agonie ou estant au lict [il a] appelé plusieurs fors Andrée Martin sa femme et luy auroit dit que c’estoit le dit Campagnart qui le faisoit mourir. » Jean Campagna fut acquitté, peut-être parce que le juge ne croyait pas à la sorcellerie ou qu’il découvrit des histoires de rancœur entre villageois. Nul ne le saura jamais. À la suite de ce malheureux épisode, la veuve Martin épousa un dénommé Pierre Mercier, dit Caudebec, et demeura à Beaubassin un certain temps, avec ses enfants, avant d’émigrer au Québec en 1706. Selon Stephen White, Andrée Martin, maintenant Mercier dit Caudebec, se rendit sur la rivière sud du Saint-Laurent, près de Montmagny, avec trois de ses enfants : Catherine, Jeanne et Pierre Pellerin.

 

Elle s’installa dans cette région parce qu’il s’y trouvait déjà un groupe d’Acadiens, dont un neveu. Ce groupe d’Acadiens s’était fixé près de Montmagny, en 1687, après un scandale entourant les amours interdites entre l’Acadien Louis Morin et Marie-Josephe le Neuf de la Vallières, la fille du seigneur de Beaubassin. Sous les pressions seigneuriales, le père Archange Godbout, qui officiait dans cette région, somma Morin et toute sa famille, de près et de loin, de quitter l’Acadie à cause de cette malencontreuse histoire. Les Morin gagnèrent la Baie des Chaleurs, puis se rendirent au Canada français. Pierre Morin, le frère de Louis, fut le premier à s’établir sur la rive sud du Saint-Laurent, près de Montmagny. Andrée Martin était sa tante maternelle. C’est donc dans ces circonstances que le deuxième Pierre Pellerin, fils de François, vint s’établir en premier au Québec, et ce, bien avant la déportation. Certains de ses descendants, s’installèrent dans la région de Bécancour, de Saint-Grégoire ou de Nicolet, soit sur la rive sud du lac Saint-Paul. Quelques décennies plus tard, l’autre Pierre Pellerin s’établit, lui, sur la rive nord du lac.


 

Patronymes

Notez que cette liste n'inclut pas tous les patronymes des grandes familles acadiennes, mais plutôt les plus fréquents. Pour plus de détails sur ces familles, visitez nos Liens.

A

  • Allain
  • Amirault dit Tourangeaur  (Mireault)
  • Arseneau
  • Aucoin

 

B

  • Babin
  • Babineau dit Deslauriers
  • Barillot
  • Basque
  • Bastarache dit (Le) Basque
  • Belliveau dit Bideau
  • Belliveau dit Blondin
  • Bergeron d'Amboise
  • Bergeron dit Nantes
  • Bernard
  • Bernard
  • Blanchard
  • Boucher
  • Boucher dit Desroches
  • Boudrot
  • Bourg
  • Bourgeois
  • Breau
  • Broussard
  • Brun
  • Bugeaud

 

C

  • Caissy dit Roger
  • Comeau
  • Cormier dit Rossignol
  • Cormier dit Thierry
  • Cyr

 

D

  • Daigre (Daigle)
  • Deveau dit Dauphiné
  • Doucet dit Laverdure
  • Doucet dit Mayard
  • Doucet dit Lirlandois
  • Dugas
  • Duplessis
  • Dupuis

 

F

  • Fontaine dit Beaulieu
  • Forest
  • Fougère

 

G

  • Gallant
  • Garceau dit Boutin
  • Garceau dit Richard
  • Garceau dit Tranchemontagne
  • Gareau
  • Gaudet
  • Gauterot
  • Gauthier dit Bellaire
  • Girouard
  • Godin dit Beauséjour
  • Godin dit Bellefeuille
  • Godin dit Bellefontaine
  • Godin dit Boisjoli
  • Godin dit Catalogne
  • Godin dit Châtillon
  • Godin dit Lincour
  • Godin dit Préville
  • Godin dit Valcour

 

H

  • Haché dit Gallant
  • Hébert dit Manuel
  • Henry dit Robert
  • Héon

 

J

  • Jeanson

 

L

  • Landry
  • Lanoue
  • Lapierre
  • La Pierre dit La Roche
  • Le Blanc
  • Le Blanc dit Jasmin
  • Léger dit La Rozette
  • Lejeune
  • Le Jeune dit Briard
  • Le Prince

 

M

  • Martin
  • Martin dit Barnabé
  • Mazerolle dit Saint-Louis
  • Melanson dit Laverdure
  • Melanson dit La Ramée
  • Migneau dit Aubin
  • Mius d'Azit
  • Mius d'Entremont de Plemarais
  • Mius d’Entremont de Pobomcoup
  • Morin dit Boucher

 

O

  • Orillon dit Champagne

 

P

  • Pellerin
  • Petitot dit Saint-Seine
  • Petitpas
  • Pitre dit Marc
  • Poirier
  • Préjean dit Le Breton

 

R

  • Raymond
  • Richard
  • Robichaud dit Cadet
  • Robichaud dit Niganne
  • Robichaud dit Prudent
  • Roy

 

S

  • Samson
  • Surette

 

T

  • Terriot
  • Thébeau
  • Thibault
  • Thibodeau
  • Trahan

 

V

  • Vigneau dit Maurice
  • Vincent dit Clément