1759 – LA BATAILLE DES PLAINES D’ABRAHAM

La bataille des plaines d'Abraham se déroule le 13 septembre 1759, durant la guerre de Sept Ans, à Québec. Elle oppose les Français défendant la ville assiégée à l’armée britannique.

Cette bataille se solde par la victoire des Anglais et la mort de deux généraux français, Montcalm et Wolfe. Elle marque le début de la conquête britannique et la fin du régime français en Nouvelle-France.

 

Des Acadiens réfugiés à Québec sont engagés dans cette bataille de façon importante. Leur sacrifice permet aux troupes de Montcalm de se retirer en limitant les pertes humaines.

 


 

Le courage des miliciens acadiens

Avant 1990, le rôle des miliciens acadiens dans cette bataille était peu connu. Les recherches de Thomas Champagne ont permis de mettre en évidence les efforts et le courage de ce groupe de 200 hommes formé d’Acadiens et de Canadiens français venus en aide aux troupes françaises.

 

Le 13 septembre 1759, les soldats français qui combattent les soldats britanniques se replient en désordre aux environs de la rivière Saint-Charles. Les miliciens leur viendraient alors en aide en s’interposant de manière à bloquer le passage aux Britanniques, à la hauteur de l’escalier Badelard, qui relie la haute-ville à la basse-ville. Ils empêchent ainsi les Britanniques d’aller plus loin et protègent les Français.

 

Parmi eux, Joseph Trahan, un jeune homme de 18 ans, blessé à la jambe, qui a survécu aux événements. En effet, le lieutenant Malcolm Fraser du 78e régiment, dans son journal Extract from a manuscript journal, Relating to the siege of Québec, rapporte les propos du jeune homme, précisant que certains miliciens ont survécu à l’escarmouche et confirmant qu’il y avait des Acadiens parmi ces courageux miliciens. On retrouve également dans Northern Armagedon, de Peter MacLeod, spécialiste canadien de la bataille des plaines d’Abraham, la transcription fidèle des propos de Trahan, lesquels laissent entrevoir l’horreur de ce jour fatidique de septembre 1759.

 

Comme le patronyme de Trahan est uniquement de souche acadienne, on peut affirmer que tous les Trahan du Québec sont liés au jeune Joseph Trahan.